Ma définition
La responsabilité est la capacité d’assumer ses actions, décisions ou paroles ainsi que leurs conséquences, qu’elles soient positives ou négatives. C’est aussi avoir conscience que nos choix ont un impact sur les personnes qui nous entourent ainsi que sur nous-mêmes. Il faut donc être sérieux et fiable, en respectant ses engagements. Par exemple, le respect des délais pour rendre un travail. La responsabilité ne se résume pas qu’à suivre des valeurs.
C’est aussi la capacité à prendre des initiatives et à les assumer ainsi qu'agir de manière réfléchie face aux problématiques rencontrées. Cela signifie également d’accepter ses erreurs et les corriger plutôt que de se voiler la face et de mettre la faute sur les autres. En informatique, la responsabilité va de la qualité du code aux choix des technologies, en passant par la responsabilité éthique si, par exemple, les applications touchent à des données personnelles.

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Dans l’informatique, les entreprises ont besoin de gens responsables. J’ai moi-même eu la responsabilité de la création et de la maintenance d’une page essentielle du produit sur lequel je travaillais. J’ai trouvé cette expérience gratifiante, mais aussi motivante.
Mes éléments de preuve
Première anecdote
Dans le cadre de mon alternance sur le projet SILVER, j’ai été chargé de développer une partie essentielle de l’application : les écrans de consultation des droits retraite. Ces écrans sont utilisés à la fois pour informer les assurés et pour valider les données pendant une liquidation. Dès le départ, j’ai été conscient de leur importance et j’ai pris cette mission avec sérieux.
J’ai développé du front jusqu’au service back-end, en créant des tests unitaires et des tests de non-régression. Enfin, j’ai fait le lien avec les conceptrices métier de manière régulière afin de clarifier les spécificités de chaque régime et les modifications à prévoir ou à faire. L’écran est fonctionnel pour l’objectif initial et pour d’autres régimes, sans modifications de ces interfaces.
Cette mission m’a appris à assumer la responsabilité d’un composant critique, dont une erreur aurait eu un impact direct sur les assurés et les agents.
Seconde anecdote
Sur le projet Mission Connectée, j’étais à la fois développeur et Scrum Master. J’étais donc en contact direct avec les commanditaires. J’ai veillé à ce que les livrables respectent les attentes. J’ai aussi pris à cœur que l’application soit testée avant chaque démonstration auprès de la mission locale. Je me sentais responsable de la cohérence et de la qualité globale du projet. Je pense que cette responsabilité que j’ai éprouvée face au projet est un des points qui a fait gagner l’équipe au Techday.
Ce rôle m’a placé dans une position de responsabilité à la fois technique et organisationnelle, où je devais garantir la qualité du produit livré et la satisfaction des commanditaires.
Troisième anecdote
Dans le cadre de mon alternance sur le projet SILVER, j’ai été chargé de développer une autre partie critique de l’application : les écrans de calcul des montants. Ces écrans sont utilisés à plusieurs fins.
La première est durant la liquidation manuelle. Si la liquidation automatique rencontre un problème, c’est cette interface qui permet en partie de liquider manuellement le droit de réversion.
Son autre usage est dans le cas d’une révision, où le même principe s’applique. Ces écrans ont été une réussite. Ils se sont adaptés à ces deux situations sans accrocs.
Le caractère critique de ces écrans m’a amené à être particulièrement vigilant sur la fiabilité des calculs et la robustesse de l’interface, car une erreur aurait eu des conséquences directes sur les montants versés.
Mon autocritique
Je me considère aujourd’hui comme confirmé dans cette compétence. J’ai démontré à plusieurs reprises ma capacité à prendre en charge des sujets clés, à travailler avec autonomie et à livrer des résultats fiables, surtout sur des composants critiques.
Cependant, j’ai toujours une marge de progression. Je n’ai pas eu de responsabilités très grandes jusqu’à maintenant, et j’estime qu’être responsable d’un projet ou d’une équipe est un cran au-dessus d’une fonctionnalité. Si j’ai la chance d’avoir une telle responsabilité, je pense que je devrai apprendre à assumer des décisions avec des conséquences plus importantes qu’aujourd’hui.
La responsabilité est essentielle dans mon profil d’ingénieur logiciel. Ce rôle implique de garantir la qualité et la maintenabilité des livrables, que ce soit pour des utilisateurs, des clients ou des collègues. Cette compétence me pousse aussi à assumer mes choix techniques ou humains.
Je pense avoir acquis cette compétence assez rapidement dans mon parcours, car je me suis souvent trouvé dans des contextes où l’on m’a fait confiance très tôt. Les projets informatiques avec de vrais commanditaires sont extrêmement responsabilisants. Avec le recul, je conseillerais à tout jeune développeur de s’emparer des responsabilités au lieu de les redouter. Cela apporte du sens au travail et crée une vraie différence dans un projet. Elle permet aussi d’apparaître plus crédible face à son interlocuteur afin de pouvoir assumer ses choix, même quand on a fait une erreur.
Mon évolution dans cette compétence
Pour m'améliorer dans cette compétence, je compte lire le livre « La responsabilité, l'engagement & la culpabilité » de Lise Bourbeau. Le livre propose des outils pour mieux comprendre et assumer ses choix.